Vous êtes ici : AccueilDépistage du cancer colorectalLe test

Le test

Le test utilisé actuellement dans le cadre du dépistage organisé est le test Hémoccult II ®, test au gaïac.
Simple, acceptable, peu onéreux, sans danger, il présente les critères requis par l’OMS (organisation Mondiale de la Santé) pour un dépistage organisé. En pratique, ce test consiste à prélever deux petits fragments de selles de la taille d’une lentille ou d’un grain de riz, qu’il faut ensuite déposer sur une plaquette. Ce test est à effectuer sur trois selles consécutives. Les trois plaquettes sont à envoyer au centre de lecture (enveloppe T).

Le nouveau test immunologique

Le passage du test au gaïac au test immunologique pour le dépistage organisé du cancer colo-rectal, depuis longtemps annoncé voit enfin sa mise en œuvre en ce début d'année. Il est destiné à renforcer l'efficacité du programme du DOCCR.

Ce nouveau test de mise en évidence de sang occulte dans les selles repose sur la détection d'hémoglobine grâce à l'utilisation d'anticorps monoclonaux ou polyclonaux , spécifiques de la partie globine de l'hémoglobine humaine.

Il est à la fois plus performant et plus simple d'utilisation que l'Hémocult®. En effet, il augmente significativement la sensibilité de détection (estimée à 2 fois plus pour les cancers et 2,5 fois plus pour les adénomes avancés au seuil de positivité de 4 % retenu par le programme ), et en particulier pour les lésions précancéreuses.
La réalisation du test immunologique est plus simple car elle repose sur un prélèvement unique des selles, une technique de prélèvement plus fiable et une ergonomie mieux étudiée.
La lecture automatisée des prélèvements garantit une meilleure fiabilité et reproductibilité, permettant ainsi de renforcer l'assurance qualité du DOCCR.

Le déploiement du test immunologique en France se fera au cours du deuxième trimestre de cette année. L'arrêt du test Hémocult® est fixée au 31 janvier 2015. Les modalités pratiques de mise en œuvre de cette nouvelle procédure seront précisées directement aux utilisateurs.

Cette avancée, en termes de dépistage répond aux objectifs du Plan Cancer 2014-2019 qui réaffirme la nécessité d'améliorer, en lien avec les professionnels concernés, la participation au DOCCR dont le taux reste encore nettement insuffisant (31 % en 2012-2013).

Un dépistage régulier du cancer colorectal peut permettre d’identifier la maladie à un stade très précoce de son développement, de détecter des polypes (adénomes) avant qu’ils n’évoluent vers un cancer. Il est établi qu’en faisant un test de recherche de sang occulte dans les selles tous les 2 ans, suivi d’une coloscopie en cas de positivité, il est possible de diminuer de 15% à 20% la mortalité par cancer colorectal, avec une participation de la population concernée de 50 % minimum. La mortalité diminue d’au moins 30% si l’on tient compte des seuls participants au dépistage.